Au fond de l’eau – Paula Hawkins

Après le succès retentissant de La fille du train (près de 20 millions de livres vendus et un film), Paula Hawkins revient avec un deuxième roman, Au fond de l’eau.

Lorsqu’elle est appelée à Beckford, dans son village d’enfance pour le suicide de sa soeur Nel, Julia Abbott se retrouve devant une nièce de 15 ans, rebelle, portrait craché Nel et doublement en deuil de sa mère et de sa meilleure amie, noyées toutes les deux dans « le bassin aux noyées ». Car oui, à Au fond de l'eauBeckford, la rivière est mortelle pour « les femmes à problèmes » comme le disent certains habitants du coin. Une femme y a été noyée pour sorcellerie il y a des centaines d’années de ça et depuis, plusieurs femmes y ont trouvé la mort. En revenant à Beckford, Julia devra affronter les démons de son enfance et les origines de sa chicane avec sa soeur avec qui elle n’avait plus de contact depuis plus de 15 ans tout en cherchant la vérité sur sa mort. S’est-elle réellement suicidée ?

Il s’agit d’un roman choral. Chaque chapitre porte le titre d’un personnage qui nous raconte SA version de l’histoire. Nous ne saurons la vérité sur ce qui s’est passé qu’à la toute fin de l’histoire. Mais la rivière est au coeur de l’histoire comme elle coule au coeur du village. L’atmosphère est glauque par moment. La famille Abbott habitait un moulin qui a été repris par Nel à la mort des parents. La rivière coule autour de l’habitation pesant de toute la force de son courant sur les fondations de la maison, entrainant craquements et bruits divers. La rivière y est sombre et vaseuse, parfaite pour les histoires de noyées que Nel se plaisait à raconter à Julia lorsqu’elles étaient toutes petites.

Ce roman est différent de La fille du train, plus mystérieux, un peu moins centré sur le personnage principal. J’ai eu un peu de difficulté à plonger dedans au début. Les chapitres sont courts et on change de narrateur à chaque chapitre. Je trouvais qu’on n’avait pas le temps d’approfondir la psychologie de chacun. Finalement, j’ai adoré le principe car à chaque fois qu’un personnage dévoile quelque chose, on a immédiatement la version de l’autre dans le chapitre suivant. Donc, on oublie rapidement le fait que les chapitres sont très courts. Mais tout comme dans La fille du train, le personnage principal est tourmentée et aux prises avec des problèmes. J’aurais aimé entrer dans le livre pour la secouer par les épaules et lui dire fonce, « enwèye » en bon québécois ! Les personnages sont intéressants. On y retrouve le flic, natif du village, tourmenté par le suicide de sa mère dont il aurait été le témoin, la « folle » de service, soi-disant voyante et fraudeuse, la policière venue de Londres, ignorante de l’histoire des habitants du village, la mère traumatisée de la mort de sa fille pour ne nommer que ceux=là, et tout ce beau monde est lié.

Le roman se termine et on se dit bon, voilà, c’est ça la réponse. mais une petite voix nous dit qu’il y a quelque chose qui cloche. Et dernière page…surprise !

Finalement, j’ai bien aimé.

 

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